you are so beautiful

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vendredi

Plus de pudeur

Je ne me reconnais pas, j'ai perdue ma pudeur
J'ai honte de moi, je déballe,  m'étale, j'ai peur
J'ai plus de secret, plus rien à cacher
Je me suis abandonnée, mise de coter beaucoup d'années
J'ai trouvé une tendresse auprès de lui, jamais auparavant éprouvée
J'ai cru que c'était de l'amour, non ..juste une amitié
J'ai pas su les décrypter, ses sentiments qu'il me donnait
J'ai pensé que je lui conviendrais, qu'ensemble on vaincrait
J'étais pleine de certitude, auprès de lui je   m'améliorais
Quand se fut la fin, j'ai rien compris , rien vue venir, atterrée
 Codes bouleversés, je me hais.                                                                    

Trop fort

Ma douleur est à la hauteur de mon Amour pour lui
Trop grand, trop grande, je ne m'en remettrais pas , il me poursuit
J'ai perdue une partie, la meilleur de moi même
Comme amputée, il me manque , je l'aime
Comme mon double en masculin, sans lui une louve qui a faim
Qui a plus rien de bon en elle, à donner à espérer, c'est la fin
Qui n'a plus d'envie ni de désir, ni ne mange ni ne boit
Ni ne vit, ni de ressentit, ni survie, meurt petit à petit
Rien ni personne ne peut la consoler, qu'une envie s'envoler
Et pourtant elle prie, sans foi, mille fois, essaye de s'accrocher
En présence de sa voix au début, un peu de joie
Après ,résonance de sa mélodie, ses mots en boucle, s'empare de moi
Ils me suivent jour et nuit, il est   au plus profond
 il est mon adoration

Quand je la vois

Quand je la vois et non pas la regarde
Quand elle me dit , maman câlin et se jette dans mes bras
Quand elle me questionne sur ma fin
Qu'elle me parle de son chagrin de me perdre
Je lui explique avec des mots apaisant, que c'est ainsi, que  pour chacun arrive  son moment
Que de s'inquiéter à l'avance n'y pourra rien changer
Qu'il faut accepter le départ,
Quand je la vois , quand elle est aimante , douce, sensible ,
 Quand je la vois triste, en questionnement en inquiétude, sans certitude
Quand je me dis qu'elle va poursuivre sa vie sans moi, elle ne marchera pas droit
Mal entourée, mal aimée, sans guide et sans repère parce que plus de mère
Alors il faut que je la prépare, lui laisser croire que même seule elle trouvera l'espoir
Se construire en dehors de sa famille, qu'il y a des rencontres belles et puissantes hors  du cercle familial
Quand je m'extirpe de cet amour viscéral je vois une enfant triste, petite et grande à la fois, qui n'a pas trouver sa place je lui montre son reflet dans la glace, mais est trop jeune pour voir, se voir savoir
Quand elle dort, je m'assois prés d'elle, la regarde , l'écoute respirer, me remplie de ses sons , de son image pour m'en souvenir., et mes larmes coulent,
Quand je la regarde je suis fière de lui avoir donner la vie.

comment vais je finir ?

J'étudie minutieusement mon plan d'action ou d'inaction
Je prépare mon enfant au détachement, à ma perte, sanction
Je l'entoure de douceur, lui parle avec lenteur, ré freine ma  passion
Je cherche comment quand et où je prendrais la décision
Trois possibilités, l'accident, suicide déguisé
me laisser ronger de l'intérieur, le crabe douleur cancérigène
Agir et choisir le moyen, dans mes rêves toujours l'identique façon, sur ma tempe , un canon ou la pendaison
Décider, être prête à assister au jugement dernier
Me sentir légère, enfin, retrouver la paix
Haut sommet, me concentrer pour protéger, mon enfant, la guider mieux que je ne l'ai fait
Apprendre avant
à communiquer avec elle, lui ouvrir le troisième oeil
Qu'elle me sente présente à chaque instant de sa vie
Qu'elle m'entende dans ses rêves, me sente à  ses cotés jour et nuit je la suivrais
Et puis il y a lui, qui a besoin d'aide, une aide du ciel, je serais son Ange
Son ange gardien, mieux que je ne l'ai fais ici bas
Le visiter, lui chuchoter la voie à conserver, à explorer, l'élever
Lui révéler les secrets , les clefs, la sérénité
qu'il se sente léger en étant accompagné de la haut..
Préparer mon voyage, ménager la sensibilité, préparer mon départ, but de l'année..
..........................Bonne et heureuse année val, toucher les étoiles ,

Et puis , je pense , à mes deux potes, stef et andé qui ne vont rien comprendre, parce qu'il ne savent rien, parce que je montre rien, parce qu'ils me croient bien, andré sera le plus atteint, stef lui a décroché, c'est un bien , aura moins de chagrin, mais je serais là aussi près d'eux en quelque sorte, en leurs  jours incertain...

jeudi

Le collectionneur

On pourrait facilement le prendre pour un chasseur,
bien qu'il n'en ait pas vraiment le profil,  l'air
On pourrait se sentir trahi, humiliée et le traiter de menteur
bien que son intention reste obscure, sans plan de chaire

Il aime à examiner sa nouvelle compagne
sous toutes les coutures, dépèce ,étudie
creuse, découpe, recoupe
analyse, cherche et comprendre quelles sont les émotions qu'elles lui procurent


Il sonde de questions, se sonde  pour sa propre compréhension, rêve d'elles

Portrait par portrait il se construit sa muse qu'il croit avoir trouvé en chacune d'elles
A chaque femme le même principe, il promet une vie fragile, apolitique
sans dessus dessous, sans sens directionnel  et dénuée de toute logique
Il y croit à chaque fois, dur comme fer, il se dit faire un bout de chemin, plus de vie en commun

Il réclame,l'exclusivité libre de penser d'agir en toute ambiguïté
Il est rouge, il est noir
il est doux et bouillonnant
Il est intelligent et handicapé  par ses sentiments

C'est un collectionneur à mes dépends, je suis posée sur son étagère
à coté de la dernière ,une furie , à coté de la suivante, une enfant en construction
Je prend poussière, sur cette étagère, mais j'avoue intérieurement j'aimerai rester celle qu'il préfère..
Qu'il puisse un jour, me reprendre dans ses bras, et rejouer avec moi un instant

mercredi

Douleur cancérigène

Ma douleur ne me quitte pas , elle est présente du matin au soir
Elle me tiraille, me tenaille, j'en vomi mes entrailles
Au bord du désespoir elle ne broie que du noir
La louve ne hurle plus à la lune, elle pleure n'a plus d'amour à donner , se dé consume, s'entaille

Ma douleur ne me quitte pas, elle a viciée mon sang, putréfiée mon essence
La louve n'est plus combative, sort du bois a l'abri, s'enfonce dans ses marécages
Elle a perdue le sens de la survie elle erre sans autodéfense
Blessée, une écorchée vive, sans compassion pour elle même, va droit au carnage

Elle va se faire dévorer, n'a plus la force de lutter
contre le prédateur déshumanisé qui gravite autour d'elle
Elle se donne en pâture , à qui voudra bien l'achever
Pour enfin se sentir libre et retrouver la paix éternelle...

lundi

Mes larmes de sang

Aujourd'hui je pleure des larmes de sang, des larmes de douleurs
Aujourd'hui rien ne pourra apaiser cette douleur
Aujourd'hui, je pense à ma vie  qui pour retrouver la paix devra passer à trépas
Mais je ne suis pas seule, ma vie , mon enfant a encore besoin de moi
Mais je ne veux pas finir comme cela , ma vie , mon enfant ne comprendrait pas

Aujourd'hui j'aimerai être un simple d'esprit, ne plus penser, ne plus regarder
Aujourd'hui sous cette pluie, mes joues sont inondées, mes yeux verts délavés
Aujourd'hui mon coeur se meurt d'avoir trop donné et de m'être oubliée pendant des années
Mais j'ai la foi en mon karma, je sais que des jours meilleurs m'attendent
Mais j'ai la foi en mon karma , à moi de .crier inch'Allah ou alléluia

devoirs accomplis

Changer de matelas
afin d'effacer les traces de nos ébats
Changer l'odeur de la lessive
pour une non mémoire offalctive

Changer les heures du lever et du coucher
Pour qu'enfin je puisse jouir de ma liberté
Changer ma tenue vestimentaire
juste que parce que je veux de nouveau plaire

Oublier a tout jamais la crainte
Vivre intensément et non en demi-teinte
Retrouver ma joie de vivre
Reprendre le cours du livre sur mon savoir vivre

Partager mes heures d'allégresses
Appréhender la vie telle une kermesse
Aujourd'hui je vis, aujourd'hui je ris

retrospection

Allongée sur mon lit, MP3 dans les oreilles
je m'imprègne des notes aussi douces que le miel
Mon âme se dédouble, je m'aperçois là
Retrospection sur ma vie, je la touche du doigts
Je n'aime pas ce que je vois, je n'aime pas ce que je vois

Privée de mes propres pensées, privée de liberté
abnégation, soumission, sacrifices, artifices,  adjectifs qualificatifs
j'avais le choix, Cornélien, sans nul doute
Je deviens spectatrice, vois défiler mes années de luttes
Je n'aime pas ce que je vois, je n'aime pas ce que je vois

Dans très peu de temps, je refais mon intérieur,
celui de dedans et de l'extérieure
Je rêve de chaleur, d'harmonie, de cristal, de douceur
Et là j'y mettrais tout mon coeur


Bientôt je dirais, j'aime ce que je vois, j'aime ce que je vois

samedi

C 'est quoi! Noel ?

Il y a des années ou l'on voudrait
Que ce soir de Noël n'en soit pas un
Parce que cette année  pas de sapin
parce que je devais être loin
parce que je suis seule, sans enfant cette fois
parce que c'est une fête familiale ou amicale
parce que personne pour rire, trinquer ou  a écouter
Il y a des Noëls qu'on aimerait éviter...

jeudi

C'est de la balle!!!

                                            Rebondir
 Je ne suis point grasse
et pourtant ,j'ai la capacité de rebondir
Me suis écrasée le nez contre un mur
parfois contre l'humain
Mais je me relève encore et encore
au désespoir de certains
Je mouille mes mains lorsque je me tiens
pour fautive, invective, j'ai la capacité à rebondir
Quand je crois que le désespoir me gagne
une belle âme me repêche, me soigne
 ,me sert de pansement, gratuitement
Pour une fois ce n'est pas moi qui joue ce rôle là
Je ne suis pas grasse
et pourtant je suis de la balle, celle qui reste en mouvement

           

dimanche

voyage astral

J'aimerai voyager
afin de le retrouver
De nouveau le sentir
 le toucher, je respire
lui faire l'amour sans qu'il me voit
Qu'il sente ma peau de soie
mon parfum, mes mains
Qu'il s'en souvienne le lendemain
J'aimerai le remplir de ma foi en lui
lui chuchoter mes envies
Qu'il se souvienne de mon âme et non de ma peine
Que je sois à ses cotés en sa pensée , tout comme il restera en la mienne

J'aimerai n'etre qu'une sensation , a travers ce voyage astral..

mercredi

Tsunami émotionnel

                                                          Tsunami émotionnel

Au delà des mots, Amputation
Au plus profond de mon noyau, cogitation
Aberration, destruction, suffocation

Depuis la perte, mon essence en vasoconstriction
Incapable de réflexion, je demande une transplantation
Un autre organe, l'unique solution, panser les scarifications

A la porte de mes émotions, j'ai perdu la clé
Je suis inhumaine, un ectoplasme
Tsunami émotionnel, à quand ma reconstruction

Vide de tout

                           Vide d'agréable sensation, je me bat, me torture, me méprise, agonise
                Vide de tout qui n'existe plus, je me fane, me retire, m'enlise, me deshumanise
                 Vide d'incroyable émotions, je me leurre, me secoue, fais semblant
                    

mardi

Tatouée

Elle l'a dans la peau, irrésistible texture
Tatouée à vie  au plus profond d'elle
A toujours, pour jamais indélébile blessure
Elle est touchée, une vie qui se démantèle, craquelle

Tant de certitudes, en un jour anéanties
Son ultime Amour lui aurait-il menti?
Jamais elle ne revivra une telle passion
Son coeur et la raison fuiront

Deviendra t'elle comme toutes celles
Qui sont aigries amers et sans vie ?
Se redressera t'elle malgré son manque d'envie?
Sourira t-elle toujours à la vie?

Blessée pourra t-elle l'éradiquer
Se panser, sans aide, sans l'Autre
Se guérir, de nouveau  se nourrir et  prier
Garder en elle la leçon trop forte pour la digérer

dimanche

Elle est liée par le sang, par ses sentiments
Elle ne le connait qu'à travers ses yeux d'enfant naif, une espèce de présence
Oh combien la chute en sera rude quand elle aura comprit qui il est
Elle en  perdra son innocence, ne s'en remettra peut etre pas
Sa vie des fois en resultera, tout comme moi
Et peut etre aussi qu'elle m'en voudra, de l'avoir choisit pour géniteur
U n peu de lui coule en ses veines, pas de vaine mon enfant
Je te souhaite de te construire en dehors de ta maison, t'entourer de meilleur façon
De choisir ta voie dans le respect des lois divines
Je te souhaite le meilleur, ne pas me ressembler mais d'etre unique, pas de mimétisme, avoir un caractère bien trempé
Mais de toujours te respecter...

Ce père..se perd

Je me souviens de lui, un peu, pourtant il vivait avec nous, mais je ne saurais dire qui il était.
Il bossait la nuit et nous ses enfants le jour ne devions faire de bruit.
L'absence-présence, drôle de ressentiments. Il n'avait pas sa place, même à table il n'avait pas sa place, il mangeait en décalé, seul, tout seul, à n'importe qu'elle heure du jour ou de la nuit.
Parfois j'arrivais à deux du matin, moi les yeux exorbités par l'illicite et lui défoncé par le licite.
On mangeait face à face, comme deux étrangers qui se connaissaient un peu toute fois.
Deux ou trois mots échangés, histoire de croire que l'on s'aimait...Il baragouinait des mots soufflés, intériorises depuis tant d'années...et moi je tentais de comprendre ce qu'il voulait me dire.
Aujourd'hui, je sais qu'il soufrait, mais ne pouvait nous le crier, nous le prier, la honte ou la pudeur, ou la faiblesse, je ne sais...
Le soir avant de me coucher, je priais en silence, que Dieu me fasse dormir avant sa venue, oublier ses divagations alcoolisées, je ne pouvais plus les entendre, tendre l'oreille afin de les décrypter..alors je priais, je priais..
Des cheveux noirs de jais, plaqués par la gomina quand avait sa dose non autorisée par la loi une mèche rebelle descendait sur son front et là je savais qu'il fallait faire profil bas, ne plus respirer, ne plus être en vie, se faire oublier, drôle de vie..
Alors je fuyais la maison, ce cocon.Ma famille est devenue celle de dehors .Mes potes devenaient plus important que ce "non père".Je me suis construite comme cela, heureusement qu'ils étaient là.
Puis le dernier accident de la route lui fut fatal, enfin mon coeur, mon esprit n'étaient plus en déroute.
Soulagée de ne plus le voir souffrir en silence, il s'y est plongé seul, tout seul.S'il avait vécu un peu plus, je me serais décidée de lui dire que malgré tout je l'aimais..Méa culpa..

Viens

Suis moi les yeux fermés  mon enfant
Ais confiance en moi sans crainte ni tourment
Mets de coté toutes ces secondes à se déchirer
C'est du temps que l'on passe à moins s'aimer
Viens avec moi là-bas, enfin tu vas savoir
Ce qu'est la vie réelle, oublis notre vie faite de brouillard
Je te promet une vie riche et colorée
Auprés de lui, d'eux on va s'élever
Je, il,  nous, eux ensemble on va recréer
Une famille, celle dont j'ai révée, espérée priée
En secret, toi, moi, on va se retrouver
A nouveau complice,sans ire et rire
Se dire des "je t'aime" à tout bout de champ
Sans pudeur comme tu sais le faire mon enfant...

Aller plus haut

Elle attend inlassablement, la plus haute des récompenses
Elle sait d'avance ce qu'est sa préférence
Elle prie jour et nuit de garder son effervescence
Sa bienveillance, sa force, cette assurance, sa croyance

Elle réclame une meilleure part d'innocence
Elle désire rencontrer l'excellence
Elle est coupable de concupiscence
Son amour ineffable en est une indécence

vendredi

au border ligne

Au bord du précipice, elle ne plongera pas
Au bord des lèvres un gout de fiel en sortira
Au bord de ses désillusions, l'amerture n'a aucun droit

  Son ange gardien, l'amoureux ont baissé les bras

Elle porte en elle , un trop de tout
Des trop d'amour , un trop de foi
Une trop passionnée, entièrement dévouée
Font d'elle une proie bonne à jeter

En toute compassion, on lui signale sa faiblesse de trop l'aimer
De ne pas savoir l'aimer, ses codes sont bouleversés
Le suprème, celui qui savait tout d'elle s'est détourné
Lui demandant de voler seuls pour leur sérénité